Prospection pétrolière et extraction : comment ça marche ?

photo Prospection pétrolière et extraction : comment ça marche ?

Exploiter un gisement de pétrole exige des préalables. En effet, le coût d'un forage peut atteindre des millions de dollars alors qu'il faut plusieurs autres millions pour vérifier la rentabilité d'une exploitation…

La prospection pétrolière

La prospection pétrolière commence par l'exploration d'un bassin sédimentaire. Cette couche du sous-sol propice à la formation d'un gisement de pétrole peut se trouver en mer ou sur la terre ferme. En général, les zones matures qui datent de plus de 20 millions d'années sont les plus ciblées.

Après la localisation d'une zone, les géologues étudient les structures du relief en dressant la carte géologique de la zone. En même temps, ils prélèvent des échantillons pour déceler un indice de la présence de pétrole.

Pour cela, ils analysent une roche qui pourrait faire office de roche-mère pour les hydrocarbures. En la brûlant, ils peuvent déterminer la teneur en gaz carbonique de la roche. Pour confirmer une hypothèse, des géophysiciens entrent en scène pour effectuer une imagerie du sous-sol.

L'exploration pétrolière

Les géophysiciens procèdent en émettant des ondes par le biais d'une explosion ou d'une masse frappant le sol. Ces ondes se diffusent à travers le sol et des roches les réfléchissent. Des capteurs géophones reçoivent les échos qui sont enregistrés. En mer, la sismique-réflexion est effectuée à partir d'un bateau qui traîne l'émetteur et les capteurs.

Des cartes 2D et 3D constituent les résultats de ces procédés. Ils apportent une certaine précision pour le forage d'exploration pétrolière. Lors de cette phase, on perce le sol et le sous-sol pour atteindre la roche-réservoir qui se situe en moyenne à plus de 2 km de profondeur, mais celle-ci peut aller jusqu'à 6 km.

L'exploration permet d'avoir des informations sur la composition hydrocarbures, sur la porosité du réservoir, la quantité d'huile et la potentialité de la production. Pour cela, on effectue un carottage au fur et à mesure qu'on fore en profondeur. Ceci a pour objectif d'affiner les données.

Si toutes les conditions sont réunies, on établit le plan pour l'exploitation. Elle débute par le quadrillage du gisement par des puits. Une fois que les puits de production sont identifiés, on entame les derniers préparatifs et le pétrole peut jaillir.

L'extraction pétrolière

Arrivés en surface, les hydrocarbures sont recueillis avant d'être traités afin de séparer le pétrole de l'eau et du gaz. À ce stade, on effectue une récupération primaire, car le pétrole coule en surface grâce à la pression du réservoir qui diminue progressivement.

À cette étape de l'exploitation, Philia SA peut recueillir jusqu'à 20 % du pétrole du gisement. Lorsque la pression n'est plus suffisamment forte pour pousser le pétrole, on effectue une récupération secondaire. Pour cela, on injecte de l'eau à l'intérieur du réservoir pour augmenter la pression.

Le pétrole recommence alors à couler et la production peut atteindre 40 % de sa potentialité jusqu'à ce que la coulée s'estompe à nouveau. À partir de là, l'exploitation d'un gisement peut devenir déficitaire et Philia SA doit prendre des décisions. En effet, pour continuer les extractions, on doit effectuer une récupération assistée qui nécessite beaucoup de moyens.

Cependant, grâce à cette technique, on peut extraire jusqu'à 60 % du réservoir. Certains exploitants décident d'arrêter alors que d'autres continuent tant que l'exploitation est rentable. Philia Energy tient compte du marché avant de se décider.